Une demande effectuée moins d'un mois avant la date de la manifestation envisagée est admise lorsqu'un événement imprévu, d'envergure nationale ou internationale - à l'exclusion de toute animation à caractère saisonnier - la justifie. L'urgence doit en être dûment motivée.
Ce délai est porté au minimum à trois mois si l'événement projeté rassemble une foule importante ou entraîne l'implantation d'installations complexes (grands concerts, marathons, etc.).
Il est de six mois, lorsque le projet comporte la mise en oeuvre de techniques nouvelles nécessitant des évaluations spécifiques préalables. Dans tous les cas, le projet présenté doit être finalisé.
Il est vivement recommandé d'associer la préfecture de police à la conception du dossier, le plus en amont possible.
Chaque projet régulièrement déposé fait l'objet d'une instruction interne par des services de la préfecture de police.
Parallèlement, l'avis de la Mairie de Paris, de l'Etat ou d'établissements publics divers (1) est sollicité selon la nature de la manifestation ou en fonction des lieux choisis.
(1) Caisse Nationale des Monuments Historiques et des sites (jardins des Tuileries, du Palais Royal, parvis du Palais de Chaillot), Société d'exploitation du Carrousel du Louvre (esplanade), Musée d'Orsay (parvis), Sénat (jardin du Luxembourg), Centre National d'Art et de Culture Georges Pompidou (parvis), Ports de Paris et Services de la Navigation de la Seine (manifestations nautiques, à l'exception de celles se déroulant sur les canaux qui relèvent de la Mairie de Paris), Direction des Affaires Sanitaires et Sociales (aspect sanitaire), Direction générale de l'Aviation Civile du Ministère des Transports, de l'Equipement, du Tourisme et de la Mer (mise en place de ballons, d'aéronefs ou de tout objet aérien, fixe ou volant).
A l’issue de l’instruction de cette demande d’utilisation du domaine public, le préfet de police délivre une autorisation éventuellement assortie de prescriptions conditionnelles ou adresse un refus motivé au demandeur.
Les principaux cas de refus sont les suivants :
Dans certains cas, l’autorisation peut également être accompagnée de mesures spécifiques (ex. : arrêté interdisant la circulation ou le stationnement, convention de services d’ordre indemnisés, etc.).
Pour les manifestations assujetties par la réglementation à la signature d’une convention de services d’ordre indemnisés de portée générale ou particulière, l’organisateur doit se rapprocher de la préfecture de police suffisamment en amont de la manifestation (article 23 – alinéa 2 de la loi du 21 janvier 1995, décret n° 97-199 du 5 mars 1997, arrêté du 8 septembre 2000).
Si l’organisateur refuse de signer la convention, la prestation n’est pas exécutée ou l’administration en impose l’exécution et le paiement à terme.
Adresse :
Préfecture de police
Service du Cabinet
Bureau des expulsions locatives et de la voie publique
Pôle voie publique - section manifestations
9, boulevard du Palais
75004 Paris
Mèl :
cabinet-sdc-brm-manif@interieur.gouv.fr
Téléphone :
du lundi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h00 à 16h30